Home / Québec / Démission de Legault : qui lui succédera à la CAQ?

Démission de Legault : qui lui succédera à la CAQ?

Author

« Pour le bien de mon parti, et surtout du Québec, j’annonce que je quitte mes fonctions de premier ministre », a entamé François Legault à 11h00 en point de presse, se disant conscient du fait que « les Québécois veulent du changement ». Le départ de M. Legault ouvre une course à la chefferie à haut risque pour la Coalition avenir Québec, déjà fragilisée par la baisse dans les sondages et une série de départs au sein du caucus. À quelques mois des élections générales de 2026, le choix du prochain chef déterminera si la CAQ peut se relancer ou s’enfoncer davantage.

Plusieurs analystes soutiennent que Legault cherchait une « fenêtre de sortie » entre la fin de 2025 et le début de 2026 afin de laisser le temps à une véritable course interne avant le scrutin, même s’il réitérait son désir de rester à bord du navire, même après le départ de Christian Dubé.

Aucune candidature officielle n’est encore annoncée, mais le parti devra rapidement nommer un chef intérimaire et fixer les règles de la course, ce qui donnera déjà un signal de l’orientation souhaitée.

« Je souhaite que la prochaine élection porte vraiment sur les défis qu’on a au Québec (…) Créer de la richesse n’est pas une fin en soi, mais c’est un moyen nécessaire pour permettre de payer des services sociaux (…) »

​Dans les spéculations des analystes, quelques noms reviennent constamment. Simon Jolin‑Barrette incarne l’option plus nationaliste, associée aux dossiers de la langue et de la laïcité. Geneviève Guilbault et Sonia LeBel sont perçues comme des figures plus pragmatiques, capables de rassurer l’électorat modéré et les milieux économiques.

Et Christine Fréchette dans tout ça? Son profil de ministre de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie, avec un parcours fort en développement économique, et une présence dynamique sur le terrain en font une candidate potentielle.

Plus surprenant, le nom de l’ex‑président du Mouvement Desjardins, Guy Cormier, circule aussi comme solution externe, une sorte de « carte économique » que la CAQ pourrait abattre si la crise de confiance s’aggrave. Reste à voir si ces pistes se concrétiseront ou si la démission de Legault déclenchera une recomposition encore plus profonde du paysage politique québécois.

« Je souhaite vraiment que la prochaine élection porte vraiment sur les défis qu’on a au Québec (…) Créer de la richesse n’est pas une fin en soi, mais c’est un moyen nécessaire pour permettre de payer des services sociaux et d’être plus autonome par rapport au reste du Canada. L’une de mes plus grandes fiertés est que depuis 7 ans, on a réussi à battre l’Ontario et le reste du Canada (en termes d’écart de richesse, de croissance économique par habitant, de croissance du salaire moyen). »

On retiendra plusieurs points noirs parmi les projets phares sur lesquels il avait misé, de Northvolt à SAAQclic, en passant par le REM, qui aura finalement échoué à devenir le point tournant espéré vers une transition collective vers le transport vert, sans oublier le traitement du dossier de la loi 2, alors qu’une partie importante de la population aura fini par se ranger derrière les médecins. N’empêche, la gestion de la pandémie aura considérablement compliqué sa tâche.

Tagged: